‹ Poésies complètesChapitre 37 sur 79 · E PREMIER LIVRE DES SONNETS · texte numérisé non relu

E PREMIER LIVRE DES SONNETS

Dès longtemps sur le luth j'exerce

Mes doig'ts, sur tous, les mieux instruits :

Qu'une nouvelle mer me berce

Sur des vaisseaux par moi construits.

Ma hache brillante renverse Un pin couronné de ses fruits Qui coupe le ciel et qui verse Des torrents d'ombres et de bruits.

Qu'en ses flancs je taille ma barque ! Après Ronsard, après Pétrarque, Lég-ers sonnets, emportez-moi!

Jusqu'à ce qu'en Tor des trompettes, Faisant trembler les cieux d'effroi, Ma bouche souffle des tempêtes!

Rome, mai 1898.

LA SOUFFRANCE DES EAUX

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