AU TOMBEAU DE VIRGILE
Les Muses aux beaux yeux l'ont ici déposé Nourrissant de leurs pleurs l'amertume des menthes Et le peuple guerrier des abeilles fumantes A, du pollen poudreux, un beau miel composé.
Il enfla d'un zéphyr sur des fleurs reposé Tes sonores pipeaux, Nymphe aux ondes aimantes! Il chanta les raisins, puis souffla des tourmentes Dans Tairain des combats par sa force brisé.
Près des brillantes mers sa haute colonnade Resplendit; et parfois, la nuit, une Naïade Sous Toranger fleuri coupe l'onde en nageant.
Saute à terre aux clartés de la lune sauvage, Et, courant au tombeau, cueille sur le rivage Cet arbre où l'or mûrit entre des fleurs d'argent.
Napîes, mai i
LA SOUFFRANCE DES EAUX I7