‹ Poésies complètesChapitre 39 sur 79 · MATINALES · texte numérisé non relu

MATINALES

Airain noir, la cuve des mers Tonne, crépite, écume et fume ; Aux bords toute foret s'allume Tout brule : arbres, pierres et chairs.

L'amas des nuages amers Frappe la lune qu'il consume :

Vulcain furieux, sur l'enclume, Forge et sculpte un autre univers.

Mais Torient s'ouvre et nous venge :

Le soleil foule la vendange, Vulcain fuit sous les monts voisins.

La mer de pampres se couronne,

Ses flots écument de raisins,

Le vin nouveau brille et bouillonne.

Gastellamare, mai 1898.

LA SOUFFRANCE DES EAUX

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