‹ Poésies complètesChapitre 40 sur 79 · NOUVELLE STATUE DE MINERVE · texte numérisé non relu

NOUVELLE STATUE DE MINERVE

A la mémoire de Phidias Je dédie

Ces simples paroles.

Vierg-e au casque doré, jeune et fière Minerve, Dans ton beau sein guerrier tu formas mon esprit, Ton cœur bondit en moi, sa force me conserve Et Tazur de ton œil m'éclaire et me nourrit.

Si la mer bat ma nef, si l'insensé m'observe, Ton œil les déconcerte et leur rage périt. Contre Fonde des temps, que ta vertu préserve Ces sonnets, nef pieuse où l'olivier fleurit.

Vierge aux yeux bleus, mon sang s'embrase à ta doctrine ; Je te porte partout couchée en ma poitrine ; Mes chants gardent en eux tes trésors radieux.

J'ai, pour venger ta loi que maint rhéteur transgresse, Dans un vers simple et pur comme un marbre de Grèce, Vierge, sculpté ta bouche et ton front et tes yeux.

LA SOUFFRANCE DES EAUX

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