‹ Poésies complètesChapitre 60 sur 79 · CHANT D'ALLÉGRESSE A LA LOUANGE D'APOLLON · texte numérisé non relu

CHANT D'ALLÉGRESSE A LA LOUANGE D'APOLLON

à M. Galixte Toesca.

C'est l'éclatant archer aux paupières de marbre :

Ses flèches d'or du ciel couvrent toute l'ampleur !

Des forêts il s'empare, il blesse l'onde et l'arbre

Et chacun de ses traits fait jaillir une fleur.

L'œil courroucé, frappant les monts d'un pied terrible,

Il vient aux sombres mers long-uement s'abreuver :

La foudre en lui s'amasse et, de son œil levé,

Il en charg-e la nue épouvantable, il crible

D'éclairs le temple obscur, fracasse le rocher,

Brise les clairs ormeaux, les peupliers stériles...

(L'impie est mort, l'impie en son g-erme est séché !)

Il lance la lumière et la fureur aux îles

Et puis sur son sein blanc croisant ses mains tranquilles

Soudain il rit aux mers, le radieux archer!

Florence, mai 1897,

DOUZE POEMES

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