‹ Poésies complètesChapitre 66 sur 79 · VALCROS OU HAUT-RELIEF SCULPTÉ POUR M. ALEXANDRE BARÉTY · texte numérisé non relu

VALCROS OU HAUT-RELIEF SCULPTÉ POUR M. ALEXANDRE BARÉTY

Les clairs volets couleur des feuillages, la porte Que les grands vents d'automne ont close, le foyer Englouti sous la cendre ont fait la maison morte Et sa fumée au ciel ne va plus tournoyer.

Mais quand les vents d*été dont l'haleine transporte Le cœur de l'homme et fait les arbres verdoyer Ranimeront Vénus dans la sève plus forte Et feront sous son poids les beaux rameaux ployer,

Le sag'e, de ses mains, rouvrira ses fenêtres, Il ira méditer sous les ombres champêtres^ Près des ceps d'or chargés de vins mélodieux.

Moi, sur ce haut-relief aux immortelles lignes, f J'ai sculpté dans l'airain, près du fleuve et des vignes, Sa maison, temple pur que son cœur offre aux dieux !

DOUZE POÈMES

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