‹ Poésies complètesChapitre 68 sur 79 · A M. VICTOR VIDAL · texte numérisé non relu

A M. VICTOR VIDAL

Grave et lent et portant au fond de ta poitrine De tristes océans par tes pleurs composés, Tu contemples, du haut d'une roche marine, Phœbé sur son char morte et les vaisseaux brisés.

Le ciel d'airain se rompt et cède à la doctrine; Diane ressuscite en nos cœurs embrasés : Mang'e le pain des cieux dont la sainte farine Sous nos meules coula des beaux blés écrasés.

Jette au g^oiiffre des mers la charg*e de tes larmes, Fais trembler sous tes pas la terre des vivants, Marche, brillant de feux, sous tes nouvelles armes,

Riche de tes trésors dispersés dans les vents ! L'épais laurier se plisse à ton front, il l'enlace, Sur les siècles ruisselle et s'étend sur ta race.

DO'oZE POÈMES 2/p

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