SONATE DU PRINTEMPS
Vers ton charmant petit front,
En hauts timbres bucoliques,
Les flûtes mélancoliques,
Mon Yvonne! éclateront.
Sur les beaux luths qui sanglotent
Que tes petites mains flottent!
J'infléchirai le ruisseau Mirant dans ses eaux voûtées Des verdures habitées
Par l'élégiaque oiseau :
Il chante, et la lune tendre Sort des vallons pour Tentendre.
C'est la nuit du mois de mai !
Les jeunes blés resplendissent, Les feux des astres grandissent ; Au papillon parfumé La rose offre rougissante Sa poitrine adolescente !