AUX TUILERIES
Oui, ces arbres sont grands et touffus, le soleil Découpe sur le sol des milliers d'arabesques, liais un stupide essaim de promeneur- grotesques F > 1 1 sauvage rêveur vient troubler le sommeil;
Tout en fuvant un peu le bruit et la poussière On est trop près encor des nids de ces bourgeois Qui sans jamais songer qu'on ne Ait qu'une fois Vieillissent bêtement dans leurs arbres de pierre...
Mon cher petit jardin, tes tilleuls sont moins beaux Mais mon ambition n'exige pas plus d'ombre, Le pinson y prélude à des concerts sans nombre Et l'herbe y croît touffue au pied des arbrisseaux...
\\er enfant et femme à te revoir j'aspire... M'y voilà ! j'aperçois les vastes horizons, Les petits recoins verts et les jaunes moissons, J'ai toute liberté de penser et d'écrire!...
Plus d'importuns enfin ! conduisant ses brebis Seul quelque berger passe au bout de l'avenue Ou bien un paysan qui traîne sa charrue \A mord à belles dents un morceau de pain bis!...