MARCELINE
Yalmore hier trouvait en son âme profonde Des vers qu'un jeune cœur ne lit pas sans danger ; Cœur en peine, elle aussi, qui veut qu'on lui réponde Et qui parle sur terre un langage étranger !
Ainsi tu passeras étrangère en ce monde, Respirant dans la brise un parfum d'oranger Sans pouvoir découvrir, tant Therbe haute abonde. L'arbuste que pourtant Dieu fit naître au verger.
Ainsi tu passeras comme ta blonde aînée.
Ayant eu par le cœur la même destinée,
Mais sans avoir cueilli des lauriers en retour...
Console-toi ; la gloire humaine est éphémère, Et ce qui renaîfra dans le ciel de ton Père, Ce n'est pas le génie, ô femme ! c'est l'amour.