‹ Poésies complètesChapitre 112 sur 153 · COUCHER DÉ SOLEIL · texte numérisé non relu

COUCHER DÉ SOLEIL

Dis-moi, te souvient-il de ce soir de septembre Quand pour mieux contempler l'embrasement des cieux Nous montâmes tous deux à la plus haute chambre D'oii, par-dessus les toits, voyaient au loin nos yeux?

Une lame de cuivre, étroite, jaune et claire, Coupait de lourds flocons glauques et cramoisis. . . Et le sinistre adieu de la clarté solaire Nous laissa d'une même anxiété saisis.

Les présages de deuil que les anciens poètes Ont, sur le mètre épique, à l'envi récités. Surgirent tout à coup dans nos âmes muettes Avec leurs maux réels et leurs calamités.

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