LA FIN DU JOUR
A Henri Cazalis.
Le feuillage s'empourpre aux pentes des ravines Dans les arbres touffus balancés au grand air ; Le soleil rouvre encor ses blessures divines Et plonge, ensanglante, dans les eaux de la mer.
L'illusion de l'œuvre et l'espoir du salaire
Cessent de tourmenter les bras et les cerveaux,
Et le poète sent, dans l'ombre tutclaire.
Frémir languissamment l'essaim des vers nouveaux.
Ses Douleurs d'autrefois, avec de beaux sourires. Pour réchauffer ses mains les prennent dans les leurs : Mais sombres, les yeux secs, sans palmes et sans lyres, Défilent devant lui ses futures Douleurs.
SGAIÎÎEUSES 89