‹ Poésies complètesChapitre 69 sur 153 · ADIEUX A LA MUSE · texte numérisé non relu

ADIEUX A LA MUSE

Avenir ! tu sauras que nous avons aime.

Adieu, Muse. L'ingrat que vous avez chéri, Que votre main divine a couronné de lierre La repousse aujourd'hui, cette main familière Qui Fa fait immortel, mais ne Ta pas guéri.

Dans la déception de son rêve amoindri, Chère Muse au cœur tendre, à la parole ficre, Muse des chants d'amour qu'il aima la première. Il veut que vous cherchiez un autre favori.

AU FIL DES JOURS lyS

Un autre ayant vingt ans à peine, plus fidèle, Plus calme; dont l'esprit, plus souple, se modèle Sur le génie heureux de nos maîtres latins.

Ah ! puissions-nous sourire à son œuvre accomplie, Où, pour jamais bravant les adverses destins, Le Savoir à l'Amour en rythmes d'or s'allie !

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