‹ Poésies complètesChapitre 50 sur 52 · LA FOI · texte numérisé non relu

LA FOI

Je la vois pourtant encore devant moi, inclinant la tête Et dire en souriant : Je ne suis pas du tout inquiète !

Gomme elle était belle cette femme aux cheveux gris Dont le courage et la foi étaient si inébranlables !

Le sang affluait joyeusement vers mon cœur Et je sentais s'affermir en moi ma confiance et mon

énergie.

« Ton peuple n'est pas mort, il sommeille seulement ; « Ton peuple vit dans le miracle de lafoi de la femme! »

Plus tard je m'aperçus que cette femme était très instruite Du côté pratique de la vie et que la recherche de l'idéal

ne l'agitait point.

Elle devint pour moi une sorte d'énigme. Où pouvait-elle puiser cette foi si tranquille ?

Mais je sus bientôt l'explication,

Son fils était simplement soldat régulier dans l'armée

norvégienne

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