TROISIÈME RECUEIL
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(DvNTP, fiiL-l-lin, c. 1.
Lft miliru de la vie, heure amère et néfaste, Où des jours ((u'ou regrette arrive le déclin ; Halte où nous ressentons le douloureux contraste Que le sombre couchaut fait au riant matin.
Alors tout s'obscurcit et tout se décolore : Le temps marche amenant mille deuils après soi ; Muettes sont les voix qui chantaient à l'aurore , L'esprit n'a plus d'élan, l'àme n'a plus de foi.
Les beaux rêves s'en vont. — Illusions candides, Ineffables amours, enthousiasmes saints, 'Jout meurt : avec effroi l'homme compte les vides Que laissent dans son cœur ses sentiments éteints.
On cherche vainement à ressaisir la vie, A fixer le bonheur entre ses bras tremblants. L'àme, comme autrefois, n'est plus épanouie, Et déjà sur le front germent des cheveux blancs.
24 ï MEZZA VITA.
Si, détournant de soi l'importune pensée,
Sur ses enfants aimés on reporte ses vœux ,
On voit dans l'avenir leur jeunesse éclipsée ,
On pressent leurs douleurs et l'on soutïre pour eux.
Et chaque jour en nous grandit la plaie ardente D'un incurable ennui dont on se sent mourir; Kt, comme la forêt où s'égara le Dante, Lugubre est l'horizon qui reste à parcourir.
Aoiii, 18i;î.