CHOEUR IMITÉ DE MANZOXI
Sur son pâle et doux visage Que déjà la mort ravage Ses cheveux flottent épars ; Son bras défaillant retombe , Et la mourante succombe Tournant au ciel ses regards.
A la plainte on a fait trêve ; Mais autour d'elle s'élève L'hymne des derniers adieux , Tandis qu'une main amie A cette heure d'agonie Voile l'azur de ses yeux.
(c Chasse , ô pauvre âme éperdue , L'image à jamais perdue De l'amour, terrestre feu.
Meurs, vole au ciel qui t'attire; La mort linit ton martyre, Mets ton espérance en Dieu.
Prions pour l'infortunée ; Ici-bas sa destinée Fut d'étouffer dans son cœur Les doux rêves de la femme, Et vers Dieu monta son àme Plus sainte par la douleur.
Dans le cloître aux voûtes sombres.
Quand, la nuit, comme des ombres, Les vierges chantaient en chœur, Des jours purs de sa jeunesse L'image venait sans cesse Accabler son triste cœur.
Elle voyait en pensée Cette fête où, fiancée.
Sur le rivage des Franks , Elle arriva souriante, Jeune vierge imprévoyante De ses ennuis dévorants.
A sa chevelure blonde Des perles mêlaient leur onde, Et du sommet d'un rocher, Sous sa parure de reine , Elle voyait dans la plaine La chasse ardente approcher.
vin
En tête, fier, intrépide.
Sur son palefroi rapide