‹ Poésies complètesChapitre 148 sur 160 · FOLLES ET SAINTES · texte numérisé non relu

FOLLES ET SAINTES

Folles et saintes sœurs, écloses et formées Dans les rêves divers que j'évo(|uais la nuit, Visions que mon âme a tour à tour aimées, Au monde allez sans bruit.

Allez , vous n'êtes pas à briller appelées , Et je n'attends de vous ni succès ni faveurs; Vous ne pouvez charmer, modestes et voilées , Que des esprits rêveurs î

Je vous aime et vous suis, mes filles idéales, D'un cœur reconnaissant, d'un regard attendri. Combien d'amers soucis , combien d'heures fatales Vous m'avez épargné quand vous m'avez souri !

Vous avez, fruits légers de mon intelligence, Distrait mon faible cœur de ses propres ennuis; Contre l'abattement et contre l'indigence Vous fûtes mes appuis.

Dans ce livre, il n'est pas un récit, une page, Qui ne m'ait apporté l'obole du travail, ^les veilles, mes douleurs, sont là dans chaque image Et dans chaque détail.

1 r.cs vers scrMui di: [iréfare ;i deux volumes ilc ri'rils en prose piililit's par le libraire Priion.

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