‹ Poésies complètesChapitre 41 sur 160 · STROPHES · texte numérisé non relu

STROPHES

Un héros qui n'ait vu toml)cr sons la satire Le laurier qui cachait les rides de son front?

Non! l'injure atteint tout : on jette aux gémonies Les dieux, les rois déchus et les rois couronnés, Les tribuns, les guerriers, les sublimes génies, Les vaincus, les vainqueurs l'un par l'autre entraînés.

Le pouvoir qui succède au pouvoir qui s'écroule. Par le peuple en démence est soudain renversé , Et les rugissements échappés de la foule Accusent le présent et souillent le passé.

Telle au pied de l'Etna, quand son sommet s'allume, Une terre nouvelle apparaît tout à coup ; Mais le feu l'a créée, et le feu la consume. Et les flots de la lave anéantissent tout.

Mars 1831.

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