‹ Poésies complètesChapitre 6 sur 160 · RÉCIT · texte numérisé non relu

RÉCIT

ÉVEIL DE l'aME.

.... Froni my yontb up wards, My spirit walked, not wiili the soûls of otlier meii Nor looked, iipon thc eurt with huinaa eyes. Byros.

Dès ma première jeunesse, mon esjirit ne marchait point avec les âmes des autres hommes ; je ne regardais point la terre avec des yeux d'homme.

Suis avec moi, page par page, Mon douloureux pèlerinage.

Depuis le premier de mes jours.

Vois-tu cet enfant qui, repose ?

Sur son visage calme et rose, Le sourire habite toujours.

Mais aussitôt que la pensée

De son âme s'est élancée.

Ses yeux perdent leur doux éclat ;

Sa joue enfantine est pâlie ,

Et la triste mélancolie

Fait pencher son corps délicat...

Malheureux le mortel qui pense, Et qui veut sonder l'existence

. Avant (l'eu goûter les douceurs !

Pour lui, tout plaisir s'empoisonne; Pour lui, la plus belle couronne N'offre que de stériles fleurs !

Sais-tu pourquoi la jeune fille, Triste au milieu de sa famille , Se refuse à de doux ébats ?

Pourquoi, si l'on rit, elle pleure.

Se plaint, et demande à toute heure Des biens inconnus ici-bas ?

C'est que dans ce monde de fange Elle apporta des rêves d'ange Qu'elle voudrait réaliser, Et que son âme virginale Poursuit leur image idéale , Et la voit toujours se briser!...

Comme la vague suit la vague, Dans sa pensée ardente et vague Se succèdent les sentiments ; Et sa précoce intelligence Jaillit, se déploie et s'élance Aux sphères des ravissements ! . .

Elle vole, son co'ur s'embrase ; Elle vole... puis dans l'extase Se plonge et semble se bercer. C'est vainement qu'on la convie Aux premiers plaisirs de la vie :

Solitaire, elle aime à penser !

Le front courbé, silencieuse, Elle rêve, et sa stf'ur rieuse Passe en lui jetant le dédain.

« Voyez, voyez l'enfant qui boude, » Dit-elle, et qui toujours s'accoude, » Tenant sa tète dans sa main ! >-

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