‹ Poésies complètesChapitre 7 sur 160 · EVEIL DE L'AME · texte numérisé non relu

EVEIL DE L'AME

Et, parlant ainsi, l'ingénue,

A cette souffrance inconnue

N'accorde qu'un souris moqueur j

Et la jeune fille qui pleure

Sent, au sarcasme qui l'effleure,

Un poids plus lourd presser son cuui .

(c Ta douleur n'est qu'une chimère...

» Pourquoi gémir ? lui dit sa mère ; » Ne t'ai-je pas donné mes soins? »

Et, sans la comprendre, elle blâme Sa tristesse , comme si l'âme N'avait pas aussi ses besoins ! . . .

Comme si, quand l'esprit s'éveille, Planant de merveille en merveille, S'égarant dans l'immensité, 11 ne lui fallait pas un guide Qui semât des fleurs dans le vide De la triste réalité !...

Ociobie 1833.

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