‹ Poésies complètesChapitre 69 sur 160 · CHARLES LE TÉMÉRAIRE), A GABRIEL · texte numérisé non relu

CHARLES LE TÉMÉRAIRE), A GABRIEL

Hcrniione est un cire fantastique, une salamandrci une des plus touchantes et des plus poétiques créations de Walter Scott.

Ou and j'étais enfant, ma mère, en me faisant faire ma prière, me disait : « Prie ton bon ange. » L'n jour je lui demandai : « Quel est donc le nom de mon ange, 6 ma mère? dis-le-moi, afin que je puisse le nommer en priant, r Elle me réiiondit : • Le plus bel ange du ciel se nomme Gabriel, et c'est lui qui veille sur toi. » Bientôt Gabriel m'appariit dans mes rZ-ves, et je le trouvai charmant ; il eut mon premier amour; il mo sembla que, lui du ciel et moi de la terre, nous étions fiancés ensemble. Mais tout à coup celte vision m'écliapi)a ; je tonil)ai dans une grande douleur, et je faillis mourir.

[Rci/e cTuiie jeune fdU.)

La voilà, voyez, qu'elle est belle!

Sa bouche sourit tristement.

Son o'il a l'étrange étincelle Des comètes du firmament.

Sous sa peau fine et transparente, Au lieu de sang on croirait voir Cette llamme pourpre et mourante Que le soleil verse le soir.

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