‹ Poésies complètesChapitre 8 sur 160 · ENTHOUSIASME · texte numérisé non relu

ENTHOUSIASME

L'umnur n'est pas ce que vous croyez, ; ce n'est pas cette violente aspiration de toutes les facultés vers un •'■tre créé j c'est l'aspiration sainte de la partie la plus étbérée de notre ànje vers l'inconnu. Ge r.GE Sand.

Vois-tu la jeune vierge à l'âme véhémente, Qui se meurt chaque jour du mai qui la tourmente ? La vois-tu mendiant, comme un trésor divin, Un cœur qui la comprenne, et le cherchant en vain? Oh ! qui saura jamais sa souffrance infinie. Ses jours de désespoir et ses nuits d'insomnie. Ses larmes, ses sanglots, ses longs déchirements , Quand, jetant le sarcasme à ses ravissements. Ceux qui devaient guider sa sublime pensée , Dans leur vulgaire orgueil la disaient insensée? Insensée! oui, j'étais insensée à leurs yeux De dédaigner la terre et d'envier les cieux ; Oh ! oui ! c'était folie à moi que de prétendre Leur révéler un co^ur qu'ils ne pouvaient entendre ! Si je leur demandais naïvement pourquoi Les biens que je rêvais s'enfuyaient loin de moi ; Pourquoi les voluptés que Dieu leur fit connaître, Et dont il a gravé l'image dans mon être, Fantômes décevants qui venaient me ravir. Enflammaient mon esjjoir sans jamais l'assouvir; Barbares ! ils traitaient mes tourments de délire ! Dans mon âme si pure ils ne savaient pas lire !

Page 1