FAUST, MARGUERITE
Un cachot.
FAUST
Oh ! que nos mauvais jours enfin soient oubliés ! Reconnais ton amant ! il se jette à tes pieds ! De ton sombre cachot je viens ouvrir la porte.
MARGUERITE
C'est sa voix ! Est-il vrai que je ne suis pas morte? Vient-il de me parler ?... N'est-ce qu'un souvenir? Loin de lui si long-temps qui put me retenir ? Je suis libre, il est là... c'est bien lui qui m'appelle Oui, c'est sa douce voix ! mon cœur se la rappelle!. Viens ! dans la vie encor je veux suivre tes pas, Me pencher sur ton sein , m'appuyer sur ton bras î
Après une pause.
Mais non , c'est un écho de ma sombre demeure. Cette voix bien-aimée , hélas ! n'était qu'un leurre. C'est l'enfer qui raillait l'espérance du ciel ! Oh 1 je le savais bien, l'adieu fut éternel, .le ne le verrai plus ! que j'ai froid sur ces pierres. Où nul rayon d'amour n'éclaire mes paupières !^