‹ Poésies complètes. PubliéesChapitre 40 sur 95 · NOTICE BIOGRAPHIQUE LXXXVII · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE LXXXVII

patriotes et les amis qui avaient assisté aux funérailles, mais ceux plus nombreux qui l'avaient connu et ses admirateurs inconnus qu'on n'avait pas eu le temps d'inviter, en novembre, ou qui se laissèrent arrêter par l'éloignement et la saison rigoureuse. Tous vinrent, empressés, cette fois, et ne refusèrent pas, en ce beau mois des feuilles naissantes et des fleurs qui souriait à leur jeunesse, l'aumône d'un peu de pitié à cette tombe si tôt entr'ouverte.

Gustave Drouineau, que le récent et brillant succès de son drame, Rïenzi\ avait mis en évidence, traduisit, quoiqu'il ne fût pas en relations personnelles avec Dovalle, en des stances inspirées, les sentiments de toute l'assistance ; Philippe Boucher récita une autre poésie d'une composition non moins heureuse ^, et Charles Louvet lut, dit le Sylphe, dans son numéro du surlendemain, lo mai ^, un discours « empreint d'une « sensibilité profonde et d'une douloureuse éloquence. « Quelques autres personnes, ajoute-t-il, prononcèrent « avec émotion de touchantes paroles ; chaque cœur « était attendri, chaque paupière était humide. »

' V. J. Janin, Littérature dramatique, t. I, p. 'j']. ^ Nous les publions plus loin avec les autres pièces qui forment son tombeau.

' V. l'extrait du compte-rendu de la cérémonie qu'il en fit et reproduit dans l'édition de 1868, p. 210.

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