‹ Poésies complètes. PubliéesChapitre 68 sur 95 · PSALM · texte numérisé non relu

PSALM

Mon cœur est froid, ma tête est vide, Je suis triste, et ne sais pourquoi :

Toujours, comme un spectre livide, L'ennui se dresse devant moi.

Sous un poids mortel abattue, Ma jeunesse va se flétrir ; Le dégoût m'accable et me tue ; Je ne puis vivre ni mourir.

Mon âme, en proie à ramertume, S'acharne à rêver des tourmens, Et tout mon soleil se consume Sans pouvoir me faire un printems.

Au bonheur 6uis-je donc rebelle ?

Non ! je Tai connu plus d'un jour :

Mais, à présent, en vain j'appelle...

— Plus de maîtresse !... et plus d'amour !.

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