‹ Poésies complètes. PubliéesChapitre 70 sur 95 · AU BOIS DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

AU BOIS DE BOULOGNE

Un Soit^ de JVIai

au bois de Boulogne

Roulez, élégantes calèches !...

En avant, coursiers, en avant !...

Ceintures légères et fraîches, Flottez au vent !

Du jour qui meurt la lumière abaissée Joue entre les rameaux,

Dore les troncs, et serpente, brisée.

Sur l'herbe, en longs réseaux.

Silence ! amans, silence !

Le vent du soir balance Le chèvrefeuille en fleur :

Le bois est déjà sombre ; Ne confiez qu'à l'ombre Vos soupirs de bonheur !,

— Voyez-vous par ici des corolles fermées, Qui d'un nouveau soleil attendent les rayons ?. Prenons à l'ébénier ses grappes en/baumées, A l'aubépine, ses boutons.

Oh ! la belle amazone !...

Son jeune front rayonne D'orgueil et de plaisir :

Son cheval d'Angleterre Brûle du pied la terre...

Quel bonheur de courir !...

La poussière s'élève... Ici l'air frais caresse.

Flatte, ravive tous les sens ; C'est comme un doux parfum de vie et de jeunesse,

Comme une haleine de printemps.

— « Petit jockey, cours vite « Sous ces arbres : invite « Ces dames à venir...

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