UN SOIR DE MAI AU BOIS DE BOULOGNE
« Ou plutôt... non!... arrête...
« Ma jument ?... — Elle est prête, « Madame peut partir ! »
— Deux cavaliers franchissent les allées, Et se tendent la main ;
Un autre passe, et deux femmes voilées Lui disent : « A demain ! »
Roulez, élégantes calèches !...
En avant, coursiers, en avant !...
Ceintures légères et fraîches.
Flottez au vent !
— Si j'avais un équipage, Des chevaux, beaucoup d'argent, Amoureux et négligent, Je viendrais sous cet ombrage A toute heure changeant.
Sous la voûte obscure et verte
Où le jour disparaît, Ma voiture découverte
Le soir nous conduirait.
l'OKSIKS DE CHARLES DOVALLE
Tous deux seuls, elle et moi, l'amant et la maîtresse ; Elle, avec son sourire et ses grands yeux si doux ; Moi, brûlant, et tous deux serrant avec ivresse Nos mains jointes sur nos genoux.
Sous un large chapeau, lors du départ, cachée, Sa joue appellerait alors un long baiser, Un long baiser d'amour, que sa tête penchée Ne saurait pas me refuser.
Et la roue, en glissant sur le sable mobile, Comme en un songe heureux nous bercerait sans bruit,
Et je dirais enfin lentement : « A la ville ! »
Mais il serait bien nuit.
Chimères !... Du bonheur riche et brillante aurore.
Si tu ne viens jamais, Comme un sommeil de mai, du moins réchauffe et dore
Les rêves que je fais !
Roulez, élégantes calèches !...
En avant, coursiers, en avant !...
Ceintures légères et fraîches, Flottez au vent !
fléala oa la paite
Souvenir d'une flouvelle flmépieaine
... Mort par le poison.
Hamlet.
TELASCO
« Ils dorment !... la pirogue est prête, « Les flots sont calmes... je t'attends... « Partons, ô mon amie. . .