CONTE FANTASTIQUE
Pourquoi vers cette colonne Toujours tourner ton regard ?...
■« Je ne sais. . . mais je frissonne. . . « Dit-elle ; ici, par hasard, « N'est-il personne ?. . .
Elle écoute et sourit : « Je me trompais... tant mieux !... « Tant mieux... j'avais eu peur ! » — Elle reprend ses jeux.
Sous tes blanches mains, ma belle, Pourquoi voiler tes appas ?
— « Il me semble qu'on m'appelle...
« J'entends soupirer là-bas ; « J'ai peur... » dit-elle :
Et sur la dalle humide appuyant son pied blanc, A ses habits épars elle court en tremblant.
Lia Toilette
De ses cheveux les mèches débouclées Tombaient mouillées Sur l'albâtre de son cou ;
QÔ POtJSIES DE CHARLES DOVALLE
Ses yeux brillaient, et, sur la froide pierre. Comme en prière, Elle ployait un genou.
Ainsi penchée, elle écoute, inquiète, Rouge, muette.
Et tremblant au moindre bruit.
Mais, à la fin, s'évanouit sa crainte, Et la contrainte Avec la frayeur s'enfuit.
Puis, sur son corps, comme inondé de pluie, La gaze essuie De liquides diamans ; Puis, en jouant avec mollesse et grâce. Sa main replace Ses frivoles ornemens.
Un fin tissu couvre sa gorge ronde
Et pudibonde,
Oui se soulève toujours :
Lin ondoyant, l'obstacle de sa robe
Cache et dérobe
Ses plus séduisants contours.
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