LA CHASSE INVISIBLE II
— « C'est bien vrai, dit-il, sur mon âme. « Si vrai... que je n'en ai dormi !...
— « Loys, Loys, mon petit page,
« On doit sommeiller à votre âge :
« Soyez plus sage une autre fois.
— « Oui, jeune et belle châtelaine,
« Si je n'entends plus dans la plaine « Un cor, des limiers et des voix. »
Un louf de fllaps
... D'un jour de mars les brusques giboulées Se mêlent aux rayons d'un soleil incertain.
(M^ne Am. TASTU. Chron.)
Où fait-il du soleil ?... j'ai froid !... Faites-moi voir Un vieux pan de muraille où tombe la lumière, Ou quelque large vitre ou quelque blanche pierre Qu'un rayon de midi fait brûler jusqu'au soir.
Ici !... Dieu ! qu'on est bien !... C'est presque une autre vie Qu'une douce chaleur, après un long hiver ! La chaleur vient du ciel !... comme elle vivifie L'àme que les frimas engourdissaient hier !