‹ Poésies complètesChapitre 133 sur 151 · BALLADE A SA FEMME, LORRAINE · texte numérisé non relu

BALLADE A SA FEMME, LORRAINE

Mon cher amour, c'est presque à Domrenii Quo te berça la plaine bocagère, D'où ton courage et ton cœur afiernii ; Car tu naquis, ù bonne ménugére.

Dans le pays de la grande Butgèi-e.

Comme au travail janiais ta ne pleuriu Ta peine rude et ae désespéras.

Dans la maisoji, régente et souveraine, Tu fais tout luire, et toujours tu seras D'un Taillant cœur, ô ma Lonne Lorraine.

Quand nos [ris au teint pauvre et blêmi, Pour garder mieui leur beauté d'étagère, Traînent leurs pas d'un bel air endormi, Toij tu fais tout, Itngère et boulangère, D'une main forte à la fois et légère.

Tu sain aussi conQre les cédrats Et lejidre nets les planchers et les draps CouLiim faisaient ta mËre et ta marraine; .M:-!]-: ja te vois bailler aux opéras D'un vaillant cœur, fi ma bonne Lorraine.

Pour la douleur dont j'ai souvent gémi,

Elle s'enfuit, vision mensongère !

Grâce à toi seule et sous ton souffle ami,

Elle s'en va d'une aile passagère,

Et je l'oublie ainsi qu'une étrangère.

Vrai médecin, ignorant le fatras,

(Car tu guéris mon mal, sans embarras,

En le domptant par ta vigueur sereine,)

Pour le charmer, tu me prends dans tes bras

D'un vaillant cœur, ô ma bonne Lorraine.

ENVOI

Chère âme en feu, qui me transfiguras.

Que le bonheur, sans nous trouver ingrats, Devant nos pas comme un collier s'égrène.

Je t'aimerai, comme tu m'aimeras.

D'un vaillant cœur, ô ma bonne Lorraine.

Juillet 18..

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