SUR LA NAISSANCE D UN ENFANT POSTHUME
NÉ D.\XS DES CIRC0NST.\N(;ES PARTICl'LI K tlES DE DÉTRESSE DE FAMILLE.
Charmante petite fleur, gage d'un grand amour,
Et objet de bien des i)rières , Quel cœur de pierre n'altendrirais-tu pas.
Si faible, si charmante et si belle !
Novembre se traîne dans la prairie, Tout glacé, sur ta forme aimable :
Et il n'y est plus, hélas 1 l'arbre prolt'cicur nui I aurait garanti de la lempiMc
POESIES DE BL'UNS. loo
Puisse Celui qui fait tomber la pluii- ,
Et qui donne des ailes au vent déthainé, Te protéger de l'ondée qui fouette , De la neige et de la gelée cuisante!
Puisse Celui qui , ami de la douleur et du besoin .
Guérit les différentes peines de la vie , Protéger et défendre la plante mère ,
Et guérir ses cruelles blessures 1
Tout dernièrement elle fleurissait , fortement enracinée .
Belle, au matin de l'été; Faible à présent, elle se courbe sous l'orage,
Sans abri et délaissée.
Bénie soit ta fleur, aimable bouton
Echappé à la main des méchants 1 Et que de toi sorte maint rejeton
Pour orner notre terre 1