LAMENTATION D'UNE MÈRE SUR LA MORT DE SON FILS
Le Destin donna Tordre, la flèche vola,
Et perça le cœur de mon enfant chéri ; Et avec lui se sont envolées toutes les joies
Que la vie pouvait m'offrir.
Sous de cruelles mains l'arbrisseau tombe,
Et gît déshonoré dans la poussière :
Ainsi tomba l'orgueil de toutes mes espérances,
L'ombrage futur de ma vieillesse.
La linotte dans le buisson
Pleure ses petits qu'on lui a ravis; Ainsi moi, songeant à mon enfant chéri que j'ai perdu,
Je me lamente tous les jours de ma vie. 0 Mort, j'ai souvent craint ton coup fatal,
Maintenant, je lui tends avec ardeur mon sein ini : Aies la bonté de m'étendre par terre.
Que je repose ave<' rolui cpie j aime !