‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 145 sur 267 · TAM GLEN · texte numérisé non relu

TAM GLEN

Mon cœur se brise , chère petite sœur ,

Venez me donner un conseil ; Les fâcher tous, c'est dommage;

Mais que ferai-je de Tam Glen ?

Je songe qu'avec un si beau garçon

Dans la pauvreté je me tirerais d'affairé,

Que me fait do nager dans la richesse, Si je ne dois pas épouser Tam Glen ?

Il y a Lowrie le laird de Drumeller :

■( Bonjour à vous, bête brute! » 11 entre :

Il vante et fait sonner son argent;

Mais quand dansera-t-il comme Tam Glen '^

Maman me corne sans cesse aux oreilles De bien prendre garde aux jeunes gens ;

Ils me flattent, dit-elle, poar me tromper, Mais qui peut penser cela de Tam Glen ?

POÉSIES DK BU UNS. ?ll

Papa dit que, si je le laisse là,

11 me donnera mille bons marcs; Mais, s'il est décidé que je ne dois pas l'avoir,

Ohl qui pourrais-je acheter qui soit pareil à Tarn Glen?

Hier, au jeu de la Saint-Valentin ,

Mon cœur me bondit jusqu'aux lèvres ; Car trois fois j'en tirai un sans manquer.

Et trois fois il y avait écrit : Tam Glen.

A la dernière veille de la Toussaint i, j'étais à guetter Ma manche de chemise mouillée, comme vous savez;

Sa ressemblance monta dans la maison.

Et c'étaient juste les culottes grises de Tam Glen !

Venez me conseiller, chère petite sœur, ne tardez pas;

Je vous donnerai ma belle poule noire Si vous m'engagez à épouser

Le garçon que j'aime tendrement, Tam Glen.

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