‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 17 sur 267 · LL'ATH · texte numérisé non relu

LL'ATH

Us ne sont pas si malheureux qu'on croirait. Quoique constamment près de tomber dans la misère : Ils sont si accoutumés à sa vue .

Qu'elle leur cause peu de frayeur.

Puis la chance et la fortune s'arrangent de telle sorte Qu'ils ont toujours de quoi vivre, plus ou moins : Et, s'ils sont fatigués par un travail soutenu, Un instant de repos est une douce jouissance.

La plus chère consolation de leur vie, Ce sont leurs gros enfants et leurs femmes fidèles ; Les petit."< babillards font tout leur orirneil Kt l<^ chnime (lu ooiii du f<Mi.

4 POESlE>i DE BURXS.

Et pnrfois c(iioUiuos sous d'ale

Les rondoiit tout à fait heureux.

Ils déposent leurs soucis particuliers,

Pour s'occuper des affaires de l'Eglise et de l'Etat :

Ils parleront du patronage et des prêtres ,

Le sein enflammé de fureur,

Ou diront quelle nouvelle taxe on va mettre ,

Et s'étonneront des gens de Londres.

Quand revient la veille de la Toussaint Avec sa face blême, ils ont les joyeux et bruyants soupers Où la société champêtre de tous les étages Se réunit pour se récréer en commun ;

L'Amour cligne l'œil , l'Esprit donne des coups de poing , et la Oublie que le Souci existe sur la terre. [Gaieté sociable]

Le joyeux jour où l'année commence , On ferme la porte aux vents glacés ; J/ale fume sous sa mousse écumante. Et répand une vapeur qui inspire le cœur ; La pipe et la grosse tabatière

Se passent de main en main avec une obligeance parfaite ; Les vieux causant avec enjouement , Les jeunes faisant les cent coups dans la maison ; — Mon cœur a été si heureux de les voir. Que de joie j'ai aboyé avec eux.

Pourtant, ce que vous avez dit n'est que trop vrai. Pareil jeu ne se joue que trop souvent. Il y a quantité de gens estimables, Décents, honnêtes, convenables, Qui sont arrachés , branches et racines, pour assouvir la gloutonnerie de quelque orgiieillenx cofjuin, Qui croit s'ancrer mieux Bans la faveur de (pielque bon maiti'C, Qui peut-être va au parlement.

Dévouant son âme au bien de la Grande-Bretagne. —

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