‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 174 sur 267 · LE CHATEAU DE GORDON · texte numérisé non relu

LE CHATEAU DE GORDON

Les rivières qui coulent dans les plaines orientales. Toujours libres des chaînes de Ihiver, Brillant ici sur des sables d'or. Là souillées de taches impures Par les bandes empourprées de la tyrannie ; Elles , et leurs vagues resplendissantes , Je les laisse aux tyrans et à leurs esclaves : Donnez-moi la rivière qui baigne agréablement Les rives près du château de Gordon.

Les forêts aromatiques , toujours gaies , Abritant des rayons brûlants Les pauvres infortunés vendus pour travailler, Ou les pas de l'impitoyable colon Tout entier au meurtre, au sang et au butin ; Les bois qui ondoient toujours verdoyants, Je les laisse au tyran et à l'esclave : Donnez-moi ceux qui bravent fièrement Les tempêtes près du château de Gordon.

Indépendante ici et sans contrôle, La Nature règne et règle tout ; Dans cette humeur pensive et tempérée Que préfère l'âme sensible.

Elle plante la forêt , verse le tlot : Mon pauvre jour de vie , je le passerai à rêver follement Et la nuit, je trouverai l'abri d'un antre, Là où coulent des eaux et ondoient des bois sauvages. Près du beau château de Gordon.

2o0 POESIES DE BURNS.

Le Soir tombe avec charme sm- Craigie-Burn,

Et le Matin s'y éveille joyeux; Mais tout l'orgueil du Printemps de retour

Ne peut m' apporter que chagrin.

Je vois les fleurs et les arbres qui se déploient, J'entends les oiseaux qui chantent en liberté ;

Mais quelle chose peut plaire à un homme excédé , Et dont le sein est rongé de soucis ?

Oh 1 je voudrais tant vous confier mes peines , Mais j'ai trop peur de votre courroux ;

Pourtant ce secret amour brisera mon cœur, Si je le cache plus long-temps.

Si tu me refuses ta pitié,

Si tu dois en aimer un autre ; Quand ces feuilles vertes tomberont de l'arbre,

Elles se sécheront autour de mon tombeau.

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