LES COTEAUX DE BALLOCHMYLE
Les bois de Catrine devenaient jaunes,
Les fleurs se fanaient sur la prairie de Catrine , Pas une alouette ne chantait sur la verte colline ,
Mais la nature prenait un air malade.
Dans les bocages flétris ^laria chantait ,
Elle-même alors dans la fleur de la beauté, Et toujours les échos du bois répétaient :
Adieu les coteaux de Ballochmyle.
Couchées dans vos lits d'hiver, ù fleurs,
Vous renaîtrez fraîches et belles ; Et vous, oiseaux muets dans les bocages qui se dépouillent ,
Votre voix retrouvera son charme.
Mais ici, hélas 1 pour moi désormais
L'oiseau sera sans charme, et la fleur sans sourire. Adieu les belles rives d Ayr,
Adieu, adieu , charmant Ballochmyle 1
POESIES DE HLK^S. 25<
Le jour revient , — mon sein brûle , —
Ce jour bienheureux où nous nous rencontrâmes tous deux; Quoique r hiver farouche déchaînât la tempête
Jamais soleil d'été ne fut à moitié si doux. Plus que tout le faste qui charge la mer,
Et traverse la ligne brûlante ; Plus que les robes des rois, les couronnes et les globes,
Le ciel me donna plus, il te donna à moi.
Tant que le jour et la nuit pourront offrir une jouissance,
Ou la nature donner quelque plaisir ; Tant que les joies d'en haut pourront toucher mon àme,
Pour toi , et pour toi seule , je vivrai ! Quand ce hideux ennemi de la vie dici-bas
Viendra entre nous pour nous séparer, La main de fer cjui brisera notre lien ,
Brisera mon bonheur —brisera mon cœur.
Dans une réunion de ses confrères de l'accise à Dumfries, Burns, à qui on demandait une chanson, remit au président ces vers impromptu écrits sur le dos d'une lettre.
Le Diable vint flâner par la ville ,
Et fit sauter le pas à l'employé de l'accise ; Et chaque femme mariée s'écria : «Vieux Mahoun ', 'l'homme.]
Nous souhaitons que vous vous trouviez bien de votre prise,
» Nous ferons notre drèche, et nous brasserons notre boisson, Nous danserons, et chanterons, et nous réjouirons, l'homme ;
Et mille remercîments au grand diable noir
Qui a fait sauter le pas à l'employé de l'accise.
» 11 y a des réels à trois et des réels à quatre , 11 y a des hornpipcs et des strathspeys, l'homme;
Mais le meilleur de tous les pas importés dans notre pays. C'est celui que le diable fit sauter à l'employé de l'accise. Nous ferons , » etc .