‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 175 sur 267 · LES COTEAUX DE BALLOCHMYLE · texte numérisé non relu

LES COTEAUX DE BALLOCHMYLE

Les bois de Catrine devenaient jaunes,

Les fleurs se fanaient sur la prairie de Catrine , Pas une alouette ne chantait sur la verte colline ,

Mais la nature prenait un air malade.

Dans les bocages flétris ^laria chantait ,

Elle-même alors dans la fleur de la beauté, Et toujours les échos du bois répétaient :

Adieu les coteaux de Ballochmyle.

Couchées dans vos lits d'hiver, ù fleurs,

Vous renaîtrez fraîches et belles ; Et vous, oiseaux muets dans les bocages qui se dépouillent ,

Votre voix retrouvera son charme.

Mais ici, hélas 1 pour moi désormais

L'oiseau sera sans charme, et la fleur sans sourire. Adieu les belles rives d Ayr,

Adieu, adieu , charmant Ballochmyle 1

POESIES DE HLK^S. 25<

Le jour revient , — mon sein brûle , —

Ce jour bienheureux où nous nous rencontrâmes tous deux; Quoique r hiver farouche déchaînât la tempête

Jamais soleil d'été ne fut à moitié si doux. Plus que tout le faste qui charge la mer,

Et traverse la ligne brûlante ; Plus que les robes des rois, les couronnes et les globes,

Le ciel me donna plus, il te donna à moi.

Tant que le jour et la nuit pourront offrir une jouissance,

Ou la nature donner quelque plaisir ; Tant que les joies d'en haut pourront toucher mon àme,

Pour toi , et pour toi seule , je vivrai ! Quand ce hideux ennemi de la vie dici-bas

Viendra entre nous pour nous séparer, La main de fer cjui brisera notre lien ,

Brisera mon bonheur —brisera mon cœur.

Dans une réunion de ses confrères de l'accise à Dumfries, Burns, à qui on demandait une chanson, remit au président ces vers impromptu écrits sur le dos d'une lettre.

Le Diable vint flâner par la ville ,

Et fit sauter le pas à l'employé de l'accise ; Et chaque femme mariée s'écria : «Vieux Mahoun ', 'l'homme.]

Nous souhaitons que vous vous trouviez bien de votre prise,

» Nous ferons notre drèche, et nous brasserons notre boisson, Nous danserons, et chanterons, et nous réjouirons, l'homme ;

Et mille remercîments au grand diable noir

Qui a fait sauter le pas à l'employé de l'accise.

» 11 y a des réels à trois et des réels à quatre , 11 y a des hornpipcs et des strathspeys, l'homme;

Mais le meilleur de tous les pas importés dans notre pays. C'est celui que le diable fit sauter à l'employé de l'accise. Nous ferons , » etc .

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