‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 184 sur 267 · LE VIEUX ROB MORRIS · texte numérisé non relu

LE VIEUX ROB MORRIS

Il y a le vieux Rob Morris qui habite dans le vallon là-bas. C'est le roi des bons garçons et l'élite des vieillards ; Il a de l'or dans ses coffres, il a des bœufs et des vaches. Et une jolie fille, sa chérie et la mienne.

Elle est fraîche comme le plus beau matin de mai , Elle est suave comm.e le soir parmi les foins nouveaux; Aussi gaie et aussi ingénue que l'agneau sur la prairie, Et chère à mon cœur comme la lumière à mon œil.

Mais, hélas 1 c'est une héritière, le vieux Robin est un laird, Et mon papa n'a rien qu'une chaumière et une cour ; Vn prétendant tel que moi ne peut pas espérer de réussir, Je dois cacher les blessures qui seront bientôt ma mort.

Le jour m'arrive, mais ne m'apporte aucune joie ;

La nuit m'arrive, mais mon repos est parti :

J erre tout seul comme, la nuit, une ombre troublée,

Et je soupire comme si mon cœur allait éclater dans mon sein.

Oh! si seulement elle eût été d'un rang plus humble. J'aurais pu alors espérer qu'elle m'aurait souri '. Oh 1 C(jmnie mon bonheui- alors eût été impossible à décrire, 'ment 1 ] De même que maintenant nulle parole ne ])eut exprimer mon égare-

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