LAMENTATION DE STRATHALLAN
Nuit épaisse , couvre ma demeure !
• Tempêtes hurlantes, sévissez contre moi ! Torrents troubles, gonflés par l'hiver, Entourez toujours mon antre solitaire '.
Les ruisseaux de cristal qui coulent lentement , Les lieux où s'agite la vile espèce humaine,
Les brises d'occident qui soufflent doucement, Ne conviennent pas à mon âme en désordre.
Engagés dans la cause du bon droit,
Pour redresser des torts iniques , Nous avons soutenu vigoureusemeit la guerre de l'honneur,
Mais les cieux nous ont refusé le succès.
La roue de la ruine a passé sur nous ,
Pas une espérance qui ose rester ; Le vaste monde est tout entier devant nous —
Mais un monde sans un ami !
Je suis à toi, ma beauté iidèle;
A toi, mon aimable Nancy, Cha(jue pulsation de mes veines ,
Chaque pensée vagabonde.
Sur ton sein pose mon cœur
Pour y battre et languir :
Quoiiiue le désespoir l'ait blessé jusqu'au fond
Cela guérirait sa souffrance.
Eloigne ces lèvres de rose .
Riches d'un trésor balsamit[ue ;
Détourne ces yeux amoureux ,
Pour que je ne meure pas de plaisir.
Qu'est-ce que la vie privée d'amour?
Une nuit sans matin :
L'amour est le soleil d'été sans nuages .
Ornant la saie Nature.
Quand le destin cruel nous ordonnerait de nous séparer
Aussi loin que le pôle de la ligne , Sa chère image autour de mon cœur
S'enlacerait tendrement.
Quand des monts sourcilleux et des déserts hurlants , Et des mers mugissantes seraient entre nous;
Cependant , plus que mon âme immortelle , J'aimerais toujours ma Jeanne.
Tu m'as quittée pour toujours, Jamie, tu m'as quittée pour toujours. Tu m'as quittée pour toujours, Jamie, tu m'as quittée pour toujours, Après que tu avais juré que la mort seule nous séparerait! Maintenant tu as délaissé ton amie pour toujours — je ne ûois Je ne te verrai plus jamais 1 [plus jamais te voir, Jamie,]
Tu m'as abandonnée, Jamie, tu m'as abandonnée, Tu m'as abandonnée, Jamie, tu m'as abandonnée; Tu peux aimer une autre maîtresse, tandis que mon cœur se brisel Bientôt je fermerai mes yeux fatigués — pour ne plus m' éveiller, Pour ne plus m'éveillerl [Jamie j]
FRAGMENT
A toi, Nith chéri, à tes riantes plaines Où naguère j'errais insouciant.
5(34 POÉSiHS DE liUI«S.
Quoique harcelé de soucis, et tombé dans la peine, A toi j'apporte un cœur immuable.
Je t'aime, ^'ith, j'aime tes bords et tes coteaux, Quoique la mémoire m'y arrache l'âme;
Car c'est là qu'il errait, celui qui brisa mon cœur : Et pourtant à ce cœur, ahl combien toujours cher!