‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 187 sur 267 · JESSIE · texte numérisé non relu

JESSIE

Il avait le cœur franc , le triste berger de l'Yarrow,

Et belles sont les filles des rives de l'Ayr; Mais sur les bords charmants de la rivière sinueuse de Nith

Sont des amants aussi fidèles, et des filles aussi belles : Pour égaler la jeune Jessie cherchez dans toute l'Ecosse ,

Pour égaler la jeune Jessie vous chercherez en vain ; Grâce, beauté, élégance enchaînent son amant,

Et la modestie virginale rive les fers.

Ohl fraîche est la rose à l'aube humide et gaie,

Et suave est le lis au tomber du soir ; Mais en la belle présence de la jeune et aimable Jessie,

Le lis est inaperçu, la rose n'est point remarquée. L'amour est dans son sourire, rusé sorcier;

Trùnant dans ses yeux , il dicte la loi : Et toujours à ses charmes elle seule est étrangère '.

Son modeste maintien est le premier de tous.

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