PHILIS LA BELLE
Lorsque les alouettes de leur petite aile
Agitaient l'air pur, Pour respirer le printemps embaumé
J'allai dehors; L œil d'or du L'ai soleil
Regardait par-dessus les hautes montagnes : Tel ton matin, m'écriai-je, Philis la belle.
Dans la chanson insouciante de chaque oiseau,
Je fis gaiement ma partie Tandis que parmi ces fleurs sauvages
Le hasard me conduisait là-bas ; Suaves au lever du jour,
Les boutons de rose courbaient leurs branches chargées de rosée : Telle ta fraîcheur, dis-je,
Philis la belle.
Dans une allée à l'ombre,
Des tourterelles roucoulaient; J'aperçus le cruel épervier
Pris dans un piège :
Ainsi puisse la Fortune t'être propice , Et réserver une pareille destinée A celui qui voudrait te nuire,
Philis la belle '.
FRAGMENT
Pourquoi , pourquoi dire à ton amant
Qu'il ne doit jamais être heureux?
Pourquoi , pourquoi le détromper,
Et donner un démenti à toutes ses espérances ?
Oh! pourquoi, lorsque l'imagination est dans l'extase du sommeil,
Et que Chloris , Chloris en est le seul objet , Pourtiuoi, pourquoi vouloir, cruelle,
Eveiller ton amant de son rêve ?