‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 196 sur 267 · UNE FEMME COMME CELLE DR WILLIE · texte numérisé non relu

UNE FEMME COMME CELLE DR WILLIE

Willie Wiistle tlemonrait près de la Tweed; L'endroit, on l'appelait Linkumdoddie:

POESIES DE BURNS. 27o

Willie était un bon tisserand,

Qui pouvait voler un peloton do fil comme n'importe qui ; Il avait une femme qui était acariâtre et jaune,

Et dont la mère était Tinkler Madgie.

Une femme comme celle de Madgie , Je n'en donnerais pas un bouton.

Elle a un œil . elle n en a qu'un,

Le chat en a deux de la même couleur : Cinq dents couleur de rouille, outre un chicot,

Un claquet de langue à assourdir un meunier, Une longue barbe autour de la bouche ,

Son nez et son menton se menacent.

Une femme comme, etc.

Elle a les cuisses creuses , elle a les jambes arquées ;

Elle en a une qui cloche plus courte d'une largeur de main; Elle est tordue à droite, elle est tordue à gauche.

Pour faire équilibre de chaque côté ; Elle a une bosse sur la poitrine,

La pareille de celle qui est sur son épaule. Une femme comme, etc.

Le vieux chat est assis au coin du feu .

Et avec le dedans de sa patte il se nettoie la tlgure ; Mais la femme de Willie n'est pas si propre.

Elle se nettoie le museau avec un bas sans pied ; Ses gros poings sont comme des paniers à ordures,

Sa face salirait l'eau du Logan.

Une femme comme celle de Willie, Je n'en donnerais pas un bouton.

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