LE JEUNE JOCKEY
Le jeune Jockey était le plus joyeux garçon
De toute notre ville et au delà; Il sifflait gaiement à la charrue,
11 dansait légèrement dans la salle 1 Il vantait mes yeux d'un si beau bleu,
11 vantait ma taille si souple et si mince, Et toujours mon cœur venait sur mes lèvres ,
Quand personne ne nous entendait ni ne nous voyait.
Mon Jockey travaille dans la plaine.
Par le vent et la pluie , par la gelée et la neige ; Et je regarde avec bien de la joie le pâturage,
Quand les bœufs de Jockey s'en reviennent. Et de nouveau reparaît la nuit.
Et il me prend tout entière dans ses bras, Et de nouveau il jure qu'il sera à moi
Aussi long-temps qu il respirera.
LA JEUNE PEGGV.
La jeune Peggy est la fleur de nos jolies filles
Elle rougit comme, le matin. L'aube couleur de rose, ornant de ses perles
Le gazon qui jiousse ;
Ses yeux dépassent en éclat les lueurs rayonnantes
Qui dorent l'ondée passagère, Qui élincellent sur les ruisseaux de cristal.
Et réjouissent diaciue fleur rafraîchie.
Ses lèvres sont plus brillantes que les cerises,
Elles ont reçu une teinte plus riche; Elles charment notre vue émerveillée
Et donnent la tentation d'y poser les nôtres : Son sourire est comme le soir paisible
Quand les couples ailés font l'amour, Et que les petits agneaux, folâtres et sauvages,
S'ébattent en bandes joueuses.
Si la Fortune était l'ennemie de l'aimable Peggy,
Tant de charme l'adoucirait, Comme le Printemps fleuri éclaircit le front
Du maussade et farouche Hiver.
L'œil de la médisance ne sait où viser
Pour déprécier ses moyens de plaire; Et l'envie furieuse en vain grince
Ses dents empoisonnées qui voudraient mordre.
0 vous, puissances de l'Honneur, de l'Amour et de la Vérité,
Préservez-la de tout mal ; Inspirez à cette jeune fille hautement favorisée
Ce que veulent d'elle les destinées ; Entretenez la douce flamme conjugale
Mutuelle dans chaque sein , Et dotez le cher nom paternel
De plus d'une récolte filiale.