CLXXVIII
Ces monts sauvages et moussus si hauts et si vastes , Qui nourrissent dans leur sein la jeunesse de la Clyde , Où les coqs mènent leur couvée se repaître dans la bruyère, Et où le berger garde son troupeau en souillant dans son anche ; Où les coqs, etc.
Ni la riche vallée deGowrey, ni les rives duForth,exposces au soleil. N'ont pour moi les charmes de ces landes sauvages et moussues ; Car là, près d'un clair ruisseau , solitaire, écarté, Réside une douce fille, ma pensée et mon rêve.
Je reviendrai toujours sur ces monts sauvages , Où chaque ruisseau se fraie, écumeux, son vert et étroit passage; Car là, avec ma chère belle, j'erre tout le jour, [mour.]
Tandis que sur nous, inaperçues, volent les rapides heures de l'a-
Elle n'est pas la plus belle , quoiqu'elle soit belle ; Elle n'a pas eu en partage une éducation bien raffinée ; Sa parenté est humble autant qu'elle peut l'être ; Mais j'aime la chère fille parce quelle m'aime.
280 POESIES DE BURXS.
Quel homme ne doit céder à la beauté
Dans son armure d'œillades, et de rougeurs, et de soupirs '.
Et quand l'esprit et l'élégance ont poli ses dards,
Ils éblouissent nos yeux, en volant à nos cœurs 1
Mais la bienveillance, la douce bienveillance dans l'œil étincelant A un éclat qui pour moi surpasse le diamant ; 'de tendresse,]
Et le cœur palpitant d'amour, quand elle me serre dans ses bras, Oh 1 voilà les charmes irrésistibles de ma chère belle '.