‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 22 sur 267 · Pitt .N. >l. Irnd · texte numérisé non relu

Pitt .N. >l. Irnd

POESIES DE BUKNS. I I

Que les places et les pensions s'enfoncent ou surnagent

Avec ceux qui les accordent :

Si elles ne peuvent pas venir honnêtement ,

Il vaut bien mieux n'en point avoir.

Vous n'étiez pas lents à recueillir les votes;

Maintenant surseillez d'aussi près votre affaire ;

Me vous grattez pas l'oreille , et ne vous agitez pas le dus ,

Et ne toussez pas , et n'hésitez pas ; Mais levez le bras , et racontez la chose

Devant eux tous.

Peignez l'Ecosse pleurant sur son chardon;

Son pot d'une pinte anglaise aussi vide qu'un gosier;

Et les damnés employés de l'accise, tous empressés

A saisir un alambic , Et l'écrasant en triomphe comme une moule

Ou un lépas.

Puis de l'autre côté représentez-la ,

Un gredin de contrebandier droit derrière elle .

Et côte à côte un vigneron à large face,

Se liguant ensemble , Et volant sa poche . aussi nue que l'hiver,

De tout son argent.

Est-il quelqu'un portant le nom d Ecossais

Qui ne sente le sang de son cœur se soulever bouillant ,

A voir le pot de sa pauvre vieille mère

Ainsi mis en pièces , Et elle dépouillée de son dernier sou

Par des gueux à pendre 1

Hélas 1 je ne suis qu'un être sans nom .

Foulé aux pieds dans la boue et hors de vue 1

Mais si je pouvais me battre comme les Moutgomerj ,

Ou parler comme Bossvell , Il est des cols de chemises que je voudrais tirer proprement ,

Et des bas que je voudrais bien attacher.

Dieu bénisse Vos Honneurs ; pouvez-vons la voir Pleurer, la bonne vieille joyeuse matrone. Et ne pas vous mettre avec chaleur sur pied ,

Et les forcer de vous entendre , Et leur dire avec le feu d'un patriote

Que vous ne le soutl'rirez pas?

Plusieurs de vous connaissent bien les lois -, Savent arrondir une période , et s'arrêter, Et avec phrase sur phrase de rhétori(iue

Fuiie des harangues:

Faites donc retentir dans les murs de Saint-Stephen Les griefs de la vieille Ecosse.

Denipster, un Ecossais vrai bleu, je le garantis;

Toi . qui détestes les serments . chaste Kilkerran * .

Et ce baron des hautes terres , à la langue bien pendue .

Le laird de Graham^, Et un autre , un gaillard qui est un damné vieux malin,

Dundas de son nom ;

Erskine, un jeune gars du nord, plein de feu; Les francs Campbell, Frédéric et llay.

Et Livingstone, le hardi sir Willie.

Et bien d'autres Que Démosthènes et Cicéron

Pourraient avouer pour frères ;

Levez-vous, mes enfants I Déployez votre ardeur, Pour faire rendre son écuelle à la vieille Erosse ; Ou , ma foi '. je parie le curoir neuf de ma charrue ,

Qu'avant peu vous verrez Qu'elle vous apprendra, avec un petit couteau fumant.

Une autre chanson.

Ces temps-ci elle a été de mauvaise humeur,

La perte de sa milice lui a allumé le sang;

(Que le diable ne les laisse plus jamais prospérer.

Ceux qui lui ont joué ce tour 1 ) Et à présent elle parait devoir devenir tout à fait folle

Au sujet de son whisky.

Et, Seigneur', si une fois on l'y pousse. Elle retroussera sa ju[)e de tartan .

Et , poignard et pistolet à la ceinture ,

Elle courra les rues , Et plongera son petit couteau jusqu'à la poignée

Dans le premier qu'elle rencontrerai

Pour l'amour de Dieu, messieurs 1 parlez-lui donc avec douceur Et caressez-la légèrement . et pas à contre-poil : Et rendez-vous à la grand'chambre

En toute hâte , Et elforcez-vous , avec tout votre esprit et tout votre savoir,

D y porter remède.

Cette mauvaise langue, ce frondcnu' de Charles Fox

Pourra vous jwursuivre de ses brocards et de ses railleries:

Page 1