‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 26 sur 267 · VU · texte numérisé non relu

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Ici les fermiers, gens entendus , en habit de (heval.

Trottaient tout doucement à coté de leurs |)a\ sans ; Là déjeunes garçons bien découplés, en beaux habits de diaji lin

Vont sautant les rigoles.

Les filles, lestes et nu-pieds, s'assemblent ,

Etincelantes de soie et d'écarlate, Avec du fromage blanc par grosses tranches

Et des pains d avoine cuits avec du beurre Kt l)i('M criiustillanls ce jour-l.i

POEr^lES DE Bl'RNS. 17

Quand nous mettons le nez près du plat

Tout chargé d'un amas de sous , Le bonnet noir jette un regard cupide,

Et il nous faut tirer notre pièce de quatre sous. Alors nous entrons pour voir le spectacle :

On afflue de tous côtés , Les uns portant des tables, les autres des chaises et des escabeaux,

Et dautres sunt occupés à dire des niaiseries Bien haut ce jour-là.

Voici un hangar pour garantir des ondées

Et protéger nos gentlemen campagnards ; Là le coureur Jess et deux ou trois coquines

Regardent à l'entrée; Ici est assise une rangée de drôlesses parlant bas ,

Le sein en mouvement et le cou nu ; Et là une bande de tisserands ,

Venus de Kilmarnock en vrais vauriens Pour la Goguette ce jour-là.

Ici les uns pensent à leurs péchés,

Et d'autres à leurs habits ; L'un maudit les pieds qui lui ont crotté le devant de la jambe

L'autre soupire et prie :

De ce cùté-ci est assis un échantillon choisi

Avec des faces grimacières et fières d'avoir la grâce : De celui-là , un tas de gens aux aguets

Se pressent, en faisant l'œil aux filles , Vers les chaises ce jour-là.

0 heureux est cet homme fortuné

( 11 n'est pas étonnant qu'il en soit fier 1 \ A cùté de qui la chère fille qu il préfère

Accourt se placer 1 Le bras appuyé sur le dos de la chaise ,

11 s'arrange agréablement ; Son bras, peu à peu , se glisse autour du cou.

Et sa main sur le sein , Incognito ce jour-jà,

Maintenant dans toute l'assemblée

Régne une attente silencieuse ; Car Mooclie monte à la porte sainte

Avec des nouvelles de damnation.

Si Cornu ^ , comme aux jours anciens ,

Se présentait parmi les fils de Dieu , La vue seule de la face de Moodie

Le renverrait à son chaud logis Avec effroi ce jour-là.

xin.

Ecoutez comme il éclaircit les articles de foi

A force de cris et de coups de poing 1 Tantôt doux et calme, tantôt emporté et furibond,

11 frappe du pied et il bondit 1 Son menton allongé , son museau retroussé ,

Ses hurlements et ses gestes affreux , Oh! comme ils embrasent le cœur dévot,

Ainsi que des emplâtres de cantharides, En un tel jour 1

Mais, chut 1 la chaire a changé de ton ;

11 n'est plus de paix ni de repos :

Car tous les juges réels se lèvent ,

Us ne peuvent plus se tenir de colère. Smith entame ses froides harangues

Sur la pratique et sur la morale ; Et les dévots s'écoulent en masse

Pour donner aux jarres et aux barils Un coup de main ce jour-là.

Que signifie son éclat stérile

De la puissance morale et de la raison ? Son style anglais et ses beaux gestes

Sont absolument hors de saison.

11 définit l'homme moral

Pareil à Socrate ou aux Antonins, Ou à cpielque vieil idolâtre païen;

Mais il n'y mêle pas un mot de foi : Ce fju'il faudrait ce jour-là.

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