‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 55 sur 267 · L'HIVER · texte numérisé non relu

L'HIVER

L'Occident brumeux étend sa rtlaligite intlueilce Et souffle la grêle et la pluie ;

Si POÉSIES DE BUKNS.

Ou le Nord ora.^eux envoie et pousse eu avaut

La ueiiie et le grésil qui aveugle ; Tandis iiue roulant brun , le ruisseau descend

Et mugit dans sa chute; Et ([ue l'oiseau et la bête reposent dans leur gitc.

Et y passent la morne journée.

« Que le vent (jui balaye tout . et le ciel ténébreux . ' »

Le triste jour d'hiver.

Soient craints des autres ; moi . ils me sont plus chers

Que tout l'orgueil de Mai.

Le hurlement de la tempête flatte mon àme ,

11 semble s'accorder avec mes chagrins; Les arbres sans feuilles plaisent à mon imagination .

Leur destinée ressemble à la mienne 1

U ti>i. l'ou\oir Suprême, dont mes malheurs

Remplissent les vues jiuissantcs, Je m'appuie fermement sur ceci : ce doit être pour le iniciix

Puisque c'est ta volonté !

Je ne te demande donc qu'une chose (oh! daigne exaucer

Cette seule requête que je te fais 1 ) Piiisfiue tu me refuses de jouir,

Aide-moi à me résigner.

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