‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 57 sur 267 · VI · texte numérisé non relu

VI

Avec une obligeante bienvenue. Jenny l'introduit.

Un grand et beau garçon ; il donne dans l'œil à la mère ; Jenny voit avec bonheur que la visite n'est pas mal prise;

Le père cause chevaux, charrues et vaches. Le cœur candide du jeune homme déborde de joie ,

Mais, embairassé et honteux, il a peine à faire bonne contenance. La mère, avec une ruse de femme, sait découvrir

Ce qui rend le garçon si timide et si sérieux ; Bien contente de penser que sa fille est respectée comme une autre.

0 heiuTux nmour ! quand un tel amour se trouve 1

O ravissements du cœurl — bonheur sans égal'. J'ai fait bien du chemin sur ce pénible globe mortel.

Et une sage expérience m'ordonne de déclarer ceci =■ 0 Si le ciel nous g.-irde une coupe de plaisir céleste ,

Un cordial dans cette triste vallée, C'est quand un couple jeune, amoureux et modeste,

Les bras entrelacés exhale son tendre secret , Sous la blanche aubépine (pii parfume la brise du s(nr. '<

Est-i! sous forme humaine et portant un cœur —

Un misérable ! un scélérat ! mort à l'amour et à la vérité ! Qui puisse, avec un art étudié , periide et insidieux,

Trahir la confiante jeunesse de la charmante Jenny *. Malédiction sur ses parjures artificieux Isurses flatteries menteuses!

L'honneur, la vertu, la conscience, sont-ils tous exilés? !N'est-il ni pitié, ni tendre commisération

Qui lui montre les parents idolâtres de leur enfant ? Puis lui peigne la fille perdue, et l'égarement de leur désespoir?

Mais voici le souper qui couronne leur simple table ,

Le salubre parritch i. la principale nourriture de l'Ecosse, La soupe que fournit leur seule vache

Qui, derrière la cloison, rumine commodément. La maîtresse apporte , dans une intention civile ,

En faveur du jeune homme , son fromage conservé avec soin, et Et elle lui en offre souvent, et souvent il le déclare bon. ;piquant,]

La bonne ménagère, qui aime à jaser, raconte [clochette.] Comme quoi il était vieux de douze mois quand le lin était dans la

Le joyeux souper hni, d'un air sérieux

Ils forment un grand cercle autour du foyer ; Le père feuilleté avec la grâce d'un patriarche

La grosse Bible de famille , jadis l'orgueil de son père ; Sa toque , respectueusement mise à l'écait.

Montre ses tempes grises qui se dégarnissent et se dépouillent ; Ces chants qui jadis se répandaient si doux dans Sion ,

Il en choisit une partie avec un soin judicieux , Et « Adorons Dieu 1 » dit-il d'un air solennel.

Ils chantent leurs notes sans art dune manière simple; .

Ils accordent leurs coeurs, but bien autrement noble. Peut-être les mélodies agrestes de Dundee se font entendre,

Ou les Martyrs plaintifs , dignes de ce nom ; Ou le noble Elgin attise la flamme (jui monte au ciel ,

Le plus doux , et de beaucoup , des chants sacrés de l'Ecosse. Comparés â ceux-là , les fredons italiens sont sans âme ;

L'oreille chatouillée n'éveille au cœur aucun transport. Ils ne sont pas à l'unisson de la louaii|;e de notre Créateur.

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