‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 66 sur 267 · A LA DESTRUCTION · texte numérisé non relu

A LA DESTRUCTION

Salut ! maîtresse inexorable , Dont la parole féconde en ruines

Renverse les plus puissants empires !

A ta suite cruelle , qui se plait dans le mal , A tous les ministres de douleur et de peine ,

Une sombre bienvenue '.

D'un œil de désespoir et de résolution fiirouchc^

Je vdis chacjue trait lancé; Car l'un d eux a tranché mon lien le plus cher

Et treml)lo dans mon cœur.

Aussi , qu'elle s'amasse ot éclate ,

Je lie crains plus la tempête , Quoiqu'elle devienne épaisse et noire

Autour de ma tête condamnée.

Et toi, hideuse puissance, abhorrée de la vie, Tant que la vie peut procurer un plaisir,

Oh ! entends la prière d'un malheureux ! Je ne recule plus , gale , effrayé ; J'invoque, je demande ton assistance amie

Pour clore cette scène de soucis 1 Quand mon âme, dans une paix silencieuse,

Verra-t-elle le dernier jour de sa triste vie ? Quand mon cœur fatigué cessera-t-il de battre Et, froid , tombera-t-il en poudre dans la terre? Plus de craintes , plus de larmes Pour flétrir ma face inanimée, Une fois étreint et serré

Dans ton froid embrassement !

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