A EDIMBOURG
Edina'. résidence favorite de l'Ecosse!
Salut à tes palais et à tes tours , Où jadis aux pieds d'un monarque
Siégeaient les souverains pouvoirs de la législation 1 Après avoir contemplé les fleurs semées eii désordie
Sur les bords de 1 Ayr où j'errais.
Et avoir passé à chanter, seul, les heures traînantes,
Je m'abrite sous ton ombre honorée.
Ici la Richesse enfle toujours ses flots d'or,
Tandis que le Commerce aff"airé travaille avec ardeur : Là le noble orgue. 1 de l'Architecture
Fait lever l'Elégance et la Splendeur ; Ici la Justice, venue des cieux sa patrie.
Tient haut sa balance et sa verge ; Là l'Etude, de ses yeux d'aigle.
Cherche la Science dans sa modeste demeure.
Tes fils, Edina, sociables, bienveillants.
Accueillent l'étranger à bras ouverts; Leurs vues élargies, leur esprit libéral,
Sont au-dessus de l'étroite vallée champêtre ; Toujours attentifs aux lamentations de la douleur
Ou aux ilroits silencieux du mérite modeste ; Puissent jamais leurs sources ne tarir,
Ni jamais l'envie la -hor leui' nom '.
Tes brillante.-- lillcs orniMit tes pioni'.Miadcs . (jaies connue le ciel doré de l'été ,
MO POESIES DE BUllNS.
Charmantes comnio la blanche aubc'pine sous la rosée ,
Chères comme un vif transport de joie 1 La belle Burnet frappe l'œil amoureux ,
Les beautés du ciel brillent à mon imagination ; Je vois le dieu d'amour en haut,
Et reconnais que son œuvre est vraiment divine.
Là, épiant de haut les moindres alarmes,
Ta rude et farouche forteresse luit au loin. Semblable à quelque hardi vétéran blanchi sous les armes
Et couturé de maintes cicatrices :
Ses fortes murailles et ses barreaux massifs
Qui s'élèvent, effrayants, au-dessus du roc raboteux, Ont souvent soutenu l'attaque de la guerre,
Et souvent repoussé le choc des assaillants.
Avec une crainte religieuse et des larmes de compassion,
Je contemple ce noble et imposant dôme Où les rois d'Ecosse d'autrefois.
Héros fameux . avaient leur royale demeure : Helasl quel changement dans l'avenir'.
Leur nom royal gît dans la poussière 1 Leur race infortunée erre disjiersée !
Et pourtant la loi rigide crie : C'est juste 1
Le cœur me bat avec violence de suivre vos pas ,
"\'ou3 dont les ancêtres, au temps jadis, A travers les rangs ennemis et les brèches ouvertes,
Portaient le lion sanglant de la vieille Ecosse : ^ 3Ioi-mème qui chante avec une science rusti(jue ,
Peut-être mes aieux ont (juitté leur demeure Et allronté le plus violent rugissement de l'atTreux danger,
Marchant hardiment où vos pères les menaient 1
Edina 1 résidence favorite de l'Ecosse 1
Salut à tes palais et à tes tours, Où jadis aux pieds d'un monarcjue
Siégeaient les souverains ])Ouvoirs de la législation 1 Après avoir contemple les fleurs semées en désordic
Sur les bords de l'Ayr où j'errais.
Et avoir passé à chanter, seul, les heures traînantes.
Je m'abrite sous ton ombre honorée.
POÉSIES DE BLRNS. Ml