‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 82 sur 267 · SUR LE BORD DU NITH · texte numérisé non relu

SUR LE BORD DU NITH

Toi que le hasard peut conduire ici , Que tu sois couvert d'une robe brune, Que tu sois paré d'une étole de soie, Grave ces conseils dans ton âme : —

La vie n'est qu'un jour au plus.

Sorti de la nuit, se perdant dans les ténèbres; N'espère pas du soleil à toute heure.

Ne crains pas que le ciel soit toujours couvert de nuages !

Quand la Jeunesse et l'Amour, dansant d un pied agile, S avancent sous ton étoile du matin, Le Plaisir, avec son air de sirène.

Peut tromper le couple étourdi ; Que la Prudence bénisse la coupe de la Jouissance, Alors bois avec transport, bois jusqu'au fond.

Quand le soleil de tes jours s'échauffe et monte, Inondant de rayons le midi de ta vie, Mé])rises-tu l'humble vallée?

"Noudrais-tu escalader les sommets altiers de la vie? Retiens ton pied orgueilleux qui s'élance, Le Mal, tapi en traître, est aux aguets ; Les Dangers hardis, aux ailes daigle, Planent autour de chaque pointe de rocher : Tandis que la Paix, enjouée, chante Sa chanson de linot dans les bas-fonds.

Quand les ombres du Soir se referment T' invitant à un long repos;

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